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3D / mardi 21 juin 2016

Interview d’Olivier Favre

Depuis le 1er août 2015, Olivier Favre est en charge des impressions haut volume. Mais son grand challenge est de développer l’impression 3D sur le marché suisse romand. Polygraphe de formation et spécialisé dans l’industrie graphique, Olivier a su développer de nouvelles compétences avec l’arrivée de l’ère numérique, ce qui lui vaut une vision globale de l’apport de la 3D sur les différents corps de métier. Un atout de taille pour la dimension commerciale.

Comment a été initié le partenariat avec Next Draw ?

L’impression 3D est un nouveau domaine qui est en développement chez Faigle. Un partenariat avec Next Draw qui est spécialisé dans la création de l’imagerie et de fichiers 3D est apparu essentiel pour se lancer sur ce marché innovant. Le partenariat est très récent. Nous mettons à disposition de Next Draw nos appareils d’impression 3D à la pointe de la technologie et Next Draw nous appuie avec ses compétences spécifiques dans le traitement des fichiers 3D. Ce partenariat permet un suivi et une approche professionnelle du monde de la 3D pour toute entreprise – petite et grande – qui souhaiterait bénéficier de cette technologie.

A qui s’adresse la technologie des imprimantes 3D?

Un usage de l’impression 3D est possible dans tous les corps de métier! Chez Faigle nous ciblons pour l’instant principalement l’industrie, la manufacture, les ateliers recherche&développement, l’architecture, le design, l’horlogerie, la bijouterie. Nous ciblons également aussi bien les écoles primaires et secondaires que les écoles professionnelles. Le but étant de démocratiser cette technologie. Des projets en classe primaire et secondaire existent déjà où l’impression 3D est utilisée comme un outil pédagogique.

Quels sont aujourd’hui pour vous les enjeux de l’impression 3D en Suisse Romande?

Il y a un enjeu financier très important. En effet, de nos jours, notre société est de moins en moins industrialisée. Nous ne sommes plus dans une logique de production de masse. D’où l’intérêt de pouvoir fabriquer grâce à l’impression 3D des prototypes à coût réduit. Par exemple, dans un atelier de design, il est intéressant de pouvoir donner corps à toute idée.

En outre, l’impression 3D permet l’utilisation de divers matériaux (plastique, bois, métal, argent, etc.), ce qui permet de toucher tous les métiers. On peut imaginer, par exemple, la création de pièces uniques en horlogerie.

Où se situe le marché suisse par rapport à l’impression 3D ?

Aujourd’hui nombreuses entreprises suisses ont conscience de l’apport de l’impression 3D. Et plusieurs manufactures possèdent déjà de petites imprimantes 3D. Cependant l’utilisation de l’impression 3D reste encore loin de tout son potentiel. L’utilisation de la 3D pour la création de prototype commence à émerger. Lors du design de produits, on se sert des possibilités d’impression pour accéler et rendre plus efficace et fiable, les processus de plus en plus complexes. Pour aller plus loin, la technologie liée à l’impression 3D doit encore évoluer pour gagner en précision.

Quel projet vous a le plus marqué dans l’utilisation de l’impression 3D?

L’un des projets mis en place par le siège social de Faigle à Zürich dans notre magasin My3Dworld m’a beaucoup impressionné. L’idée était de fabriquer des prothèses auditives personnalisées grâce à une imprimante 3D qui utilisait l’alliage comme matériau de fabrication. L’impression 3D va plus loin que la recherche, elle permet un travail de production.

On voit aussi de belles perspectives dans le domaine médical, avec la possibilité de créer des moules pour des prothèses dentaires à partir d’une radiographie.

Quelles sont les caractéristiques les plus importantes dans le choix d’une imprimante 3D ?

Il y a pour moi quatre critères importants: le domaine d’activité, l’utilisation que l’on veut en faire (prototype, petites séries, production unique, etc.), la durabilité du produit, ansi que le budget que l’on a à disposition.